Valéry Giscard-d’Estaing scie la branche de Jacques Chirac…

décembre 13th, 2006

Il y a quelques temps déjà, Valéry Giscard-d’Estaing avait scié la branche sur laquelle était assis Jacques Chirac (lequel venait juste d’expliquer qu’un président en exercice ne pouvait comparaitre devant un juge, y compris en tant que simple temoin) en affirmant que de son temps, il avait lui-même été entendu comme témoin devant un juge.

L’”ex” récidive aujourd’hui en affirmant dans le journal l’Express: “Nul ne doit accomplir plus de deux mandats”. et “pense, et l’Histoire le confirme, que les seconds mandats sont déjà difficiles”. “Dans la plupart des Constitutions modernes, on n’autorise pas plus de deux mandats consécutifs” (C’est le cas aux États-Unis par exemple).

Et d’assurer que ce n’est pas “une question de personne” alors qu’il est interrogé sur un éventuel troisième mandat de Jacques Chirac… :-D

Présidentielles de 2007: tous les candidats

décembre 12th, 2006

Après le retrait de Jean-Pierre Chevènement, il reste encore 39 candidats déclarés plus quelques autres qui ont laissé leur décision en suspend. Tous n’obtiendrons certainement pas les 500 signatures de parainage, mais après les 16 candidats du premier tour de 2002, on risque d’atteindre un nouveau record…

Quelques statistiques:
- Le plus jeune: Édouard Fillias (27 ans)
- Le plus agé: Jean-Marie Le Pen (77 ans)
- Nombre de participations: Arlette Laguiller (65 ans, candidate pour la sixième fois)
- 6 sur les 39 sont des femmes (auquelles s’ajouteront peu être Clémentine Autain et Marie-Georges Buffet)

Voici la liste complete:

- Yves-Marie Adeline, 46 ans, président de l’Alliance Royale.
- Jean-Philippe Allenbach, 58 ans, ancien dirigeant du Parti fédéraliste.
- Yves Aubry, 38 ans, permettre aux Rmistes, aux pauvres de vivre décemment
- Yvan Bachaud, 67 ans, retraité, défenseur du référendum d’initiative citoyenne.
- Michel Baillif, 62 ans, président de la Fédération nationale de l’invalidité
- Robert Baud, 57 ans, pour une “majorité des minorités en souffrance morale et sociale”
- François Bayrou, 55 ans, président de l’UDF. Candidat en 2002 (6,84%).
- Soheib Bencheikh, 45 ans, ancien grand mufti de Marseille.
- Olivier Besancenot, 32 ans, porte-parole de la LCR. Candidat en 2002 (4,25%).
- Leila Bouachera, 45 ans, chargée de mission au CSA.
- Roland Castro, 64 ans, architecte-urbaniste, fondateur du “Mouvement de l’utopie concrète”.
- Christian Chavrier, 40 ans, président du Parti fédéraliste.
- Jacques Cheminade, 64 ans, président de “Solidarité et progrès”. Candidat en 1995 (0,28%).
- Nicolas Dupont-Aignan, 44 ans, député UMP (souverainiste) de l’Essonne.
- Romdane Ferdjani, 59 ans, adjudant-chef à la retraite.
- Edouard Fillias, 27 ans, président d’Alternative libérale
- France Gamerre, 64 ans, présidente de Génération Ecologie.
- Jean-Marc Governatori, 47 ans, président du mouvement “La France en action”.
- Jean-Michel Jardry, 56 ans, vice-président du Centre national des indépendants et paysans (CNI)
- Arlette Laguiller, 65 ans (5,72% en 2002), portera pour la sixième fois les couleurs de LO.
- Corinne Lepage, 55 ans, présidente de Cap 21, ancienne ministre de l’Environnement de 1995 à 1997. Candidate en 2002 (1,88%).
- Jean-Paul Le Guen, 63 ans, “apolitique”
- Jean-Marie Le Pen, 77 ans, président du Front national. Déjà quatre fois candidat, espère rééditer son score d’avril 2002 (16,86%), qui lui avait permis d’accéder au second tour face à Jacques Chirac.
- Michel Martucci, 75 ans, président de la Confédération nationale des syndicats CID (artisans, commerçants).
- Bruno Mégret, 57 ans, président du Mouvement national républicain. Candidat en 2002 (2,34%).
- Nicolas Miguet, 45 ans, président du Rassemblement des contribuables français.
- Alain Mourguy, 58 ans, président de l’union droite-gauche
- Rachid Nekkaz, 34 ans, président du “Club des élus Allez France”.
- Frédéric Nihous, 39 ans, directeur de Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT).
- Jean-Christophe Parisot, 39 ans, président du Collectif des démocrates handicapés
- Stéphane Pocrain, 33 ans, fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).
- Ségolène Royal, 53 ans, présidente de Poitou-Charentes, investie par le PS et soutenue par les radicaux de gauche.
- Nicolas Sarkozy, 51 ans, président de l’UMP, ministre de l’Intérieur. Il devrait obtenir le “soutien” des adhérents de l’UMP lors d’un congrès le 14 janvier 2007.
- Gérard Schivardi, 56 ans, maire de Mailhac (Aude) et conseiller général, soutenu par le Parti des travailleurs
- Lucien Sorreda, 64 ans, candidat pour que “les revenus du bas tirent vers le haut”
- Eric Taffoureau-Millet, 43 ans, président de “Attention! Handicap”.
- Philippe de Villiers, 57 ans, président du Mouvement pour la France. Candidat en 1995 (4,74%).
- Dominique Voynet, 47 ans, sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre. Candidate en 1995 (3,32%).
- Antoine Waechter, 57 ans, président du Mouvement écologique indépendant (MEI), candidat en 1988 (3,78%).

Certaines formations n’ont pas encore désigné leur candidats, voici dont quelques candidats “possibles” supplémentaires:
- Marie-George Buffet, 56 ans, secrétaire nationale du PCF,
- Clémentine Autain, 33 ans, adjointe (apparentée PCF) au maire de Paris.
- Yves Salesse, 61 ans, président de la Fondation Copernic
(Tous trois sont candidats à la candidature des Collectifs antilibéraux)

- José Bové, 53 ans, altermondialiste (a “pour l’heure” retiré sa candidature)
- Nicolas Hulot, 51 ans, animateur de télévision.

Le Front National en faveur du port ostentatoire du string

décembre 11th, 2006

Depuis ce matin tous les journaux ont commentés les nouvelles affiches (présentées par Marine Le Pen) de la prochaine campagne présidentielle du Front National. En particulier l’affiche qui montre une “jeune femme issue de l’immigration” (vraissemblablement d’origine maghrebine) a particulierement attiré l’attention.

Par contre jusqu’à présent aucun média se semble avoir noté le string rouge qui dépasse du jean taille-basse de la demoiselle en question. Si les affiches politiques commencent a ressembler aux publicités de lingerie…

Front National et string rouge

Allez, un zoom pour ceux qui sont un peu miopes :-)

Le pen en string

Candidature “Unique”: La gauche anti-libérale s’enfonce dans la confusion

décembre 10th, 2006

La semaine dernière a vu se dérouler ce qui ressemblait fort à une primaire de la gauche anti-libérale pour désigner un candidat. Les collectifs locaux ont voté et les résultats suivants ont été annoncés:
- Marie-Georges Buffet (PCF): 55%,
- Clémentine Autain (Apparentée PCF, adjointe au maire de Paris): 23%,
- Yves Salesse (Président de la fondation Copernic): 20%.

Cependant, faute de consensus sur le nom de Marie-George Buffet, le millier de délégués réunis depuis la veille à l’Ile-Saint-Denis, près de Paris, tentaient dimanche matin de trouver une solution de compromis pour une candidature antilibérale pour l’Elysée en 2007.

Mais pourquoi avoir demandé à leur militants de voter alors? Pour leur donner l’impression que leur avis a été pris en compte?

Chevènement se retire et monnaye sa candidature avec le PS

décembre 10th, 2006

Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa décision de ne pas se présenter à la présidentielle et de soutenir la candidate socialiste.

Le président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a fait cette annonce après la conclusion d’un accord politique avec le PS en vue des élections de 2007, accord qui vise à “définir un programme de législature qui constitue une alternative durable à une politique de la droite”.

“Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature (…) au profit de Ségolène Royal”, a déclaré Jean-Pierre Chevènement devant des militants de son mouvement réunis en convention nationale à Paris. Il a ajouté qu’il le faisait “en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour”.

Mais au delà du “dynamisme positif”, le volet électoral de l’accord entre le MRC et le PS prévoit des ententes pour les législatives de juin avec dix circonscriptions réservées à des candidats du MRC soutenus par le PS, qui seront donc des candidats communs aux deux partis.

Bref, le PS vient de monnayer un candidat de gauche en moins. Dans la mesure où celui-ci avait rassemblé 5.3% des votes du premier tour en 2002, le tandem Hollande/Royal fait là, à nouveau, une excellente affaire.

Augusto Pinochet est mort

décembre 10th, 2006

Augusto Pinochet est décédé ce dimanche soir. Il avait 91 ans.

Sa mort a été annoncée par la télévision chilienne puis confirmée officiellement par l’hôpital militaire de Santiago où il avait été admis dimanche dernier après avoir été victime d’une crise cardiaque. Augusto Pinochet a dirigé le Chili entre 1973 et 1990.

Son régime militaire fut l’un des plus répressifs d’Amérique latine. 3000 personnes sont mortes ou ont disparu durant sa dictature, selon les organisations de défense des droits de l’Homme

Philippe de Villiers investi candidat du MPF “100% anti-socialiste”

décembre 10th, 2006

Philippe de Villiers a été officiellement investi samedi pour représenter le Mouvement pour la France (MPF) à la présidentielle, pour laquelle il se voit comme “le seul candidat 100% anti-socialiste”.

Les 200 délégués départementaux du MPF, réunis dans la matinée lors d’un conseil national extraordinaire à Paris, ont voté “à l’unanimité” l’investiture de M. de Villiers et approuvé son programme présidentiel, a indiqué à l’AFP Guillaume Peltier, numéro 2 du parti.

Nicolas Dupont-Aignan déclare sa candidature

décembre 8th, 2006

Le député UMP Nicolas Dupont-Aignan a décidé de se présenter en dehors de son parti à l’élection présidentielle et se veut le porteur des valeurs “gaullistes et républicaines”, face au projet “atlantiste et libéral” de Nicolas Sarkozy.

Son opinion sur les primaires à l’UMP: “Comment pourrais-je participer (…) à des primaires de pacotille”, organisées “entre Noël et le jour de l’An, à la va-vite?”, a-t-il ajouté. “Je ne me prêterai pas à cette mascarade”.

François Bayrou se déclare candidat

décembre 3rd, 2006

François Bayrou a officialisé samedi sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 lors d’un discours prononcé dans un village de son Béarn natal (SERRES-CASTET, Pyrénées-Atlantiques), où il a invité les Français à prendre “un autre chemin”.

Fin du suspense: Nicolas Sarkozy sera candidat…

novembre 30th, 2006

…une annonce qui est en soit un double bide:

D’une part tout le monde était déjà au courant, d’autre part, la nouvelle devait être annoncée simultanement par de nombreux quotidiens régionaux, mais le contenu de son interview a été diffusé dès 18h hier sur le site web du journal Libération.

Voici l’intégralité de l’interview:

Etes-vous candidat à l’élection présidentielle ?
Ma réponse est oui.

Pourquoi ?
C’est une décision mûrement réfléchie. A titre personnel, elle n’était pas évidente. Cette décision m’engage ; c’est le choix d’une vie. C’est une lourde responsabilité vis-à-vis des Français auxquels je demande de me faire confiance. Je me sens la force, l’énergie et l’envie de proposer une autre vision de la France. J’ai l’ambition de créer une nouvelle relation avec les Français qui repose sur deux mots : confiance et respect, confiance en la parole donnée et respect de chaque Français pris individuellement.

Quel contenu donnez-vous à cette nouvelle relation ?
Faire de la France le pays où «tout peut devenir possible». Et cela pour tout le monde, mais d’abord pour ceux qui ont connu des épreuves, se sentent fragiles ou qui pensent que «rien n’est jamais pour eux». Quand tout sera redevenu possible, quand la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour ses enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, seront des objectifs réalisables pour chacun, alors les Français retrouveront le goût de vivre ensemble. Et la nation française sera à nouveau un exemple pour le monde.

Pourquoi maintenant cette annonce de candidature ?
Je m’étais engagé auprès du président de la République à ce que 2006 soit consacré au travail gouvernemental et que la campagne ne démarre qu’en fin d’année. J’ai respecté mon engagement. Dans cette campagne je dirai tout avant afin de pouvoir tout faire après. Notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté, de vérité.

Avez-vous fixé un terme à votre présence au gouvernement ?
Il est trop tôt pour répondre parce que ma famille politique n’a pas encore décidé de me soutenir. En tout état de cause, je ne serai plus ministre au moment de l’élection: en cela je serai le premier à m’imposer cette règle contraignante.

Vous êtes en pré-campagne depuis des années. Qu’est-ce qui va changer désormais ?
Depuis des années, j’ai la même volonté de renouveler le débat public. Je vais maintenant m’adresser à tous les Français, sans exception. Je pense entre autres aux catégories de la population auxquelles nous n’avons pas assez parlé : aux fonctionnaires, aux Français les plus récents, aux femmes, aux jeunes, à ceux qui n’ont plus d’espoir. Je vais leur parler de la France et de leur avenir. J’appelle la droite républicaine et le centre à s’ouvrir aux idées nouvelles afin que tous les Français puissent se reconnaître en nous.

Votre programme sera-t-il UMP ?
Lionel Jospin avait dit, en 2002, que son programme n’était pas socialiste. L’électorat socialiste l’a «compris». Il n’a pas voté pour lui. Qu’on ne compte pas sur moi pour tenir un discours qui ne soit pas fidèle aux valeurs de la droite et du centre. J’aime mon pays, je crois aux vertus du travail, du mérite, de la récompense et de l’effort. Mais je ne suis pas un conservateur car je crois au mouvement. L’ordre n’est acceptable que s’il est en mouvement. L’ordre juste, c’est juste de l’ordre. Je veux que l’avenir redevienne une promesse et cesse
d’être une menace. Les Français attendent des raisons d’espérer. Il n’y a de fatalité que pour ceux qui renoncent. Je n’en serai jamais.

Le mot rupture fait-il encore partie du vocabulaire de Nicolas Sarkozy ?
Oui car je veux rompre avec une façon de faire de la politique. Rompre, ce n’est pas la crise. A ceux qui voudraient m’appeler à la continuité, je pose la question : êtes-vous sûrs d’être en harmonie avec les Français ? Je veux rompre avec l’idée que l’on peut travailler moins et gagner plus, qu’en accueillant tout le monde, on peut intégrer convenablement, qu’on démocratise l’enseignement en abaissant le niveau des diplômes. A mon poste de ministre, j’ai profondément changé les choses. Je veux remettre la société française en mouvement.

Ségolène Royal n’incarne-t-elle pas mieux cette rupture ?
Le PS a choisi l’immobilisme. Je veux incarner le mouvement. Dans un monde qui bouge si vite qui peut penser que l’on peut demeurer immobile. Je veux une rupture tranquille. Cela fait quatre ans et demi que je gère la sécurité de la France. Cela demande beaucoup d’expérience et de maîtrise. Je veux les mettre au service de la France.

Quelle rupture incarnez-vous par rapport à Jacques Chirac ?
On peut être fidèle à son histoire, fier de son bilan et proposer pour les cinq années à venir un autre chemin. Je souhaite un président responsable et des contre-pouvoirs plus forts. Imaginer l’avenir et l’incarner c’est désormais ma mission.

On vous dit atlantiste, communautariste et libéral…
On dit tant de choses fausses et caricaturales ! Communautariste ? C’est un message. Je n’accepte pas qu’on importe des usages et des coutumes non conformes à nos valeurs républicaines. Atlantiste ? On est d’autant plus indépendant qu’on est amis. Libéral ? Cela serait réducteur. Je crois en la liberté. Mais je ne suis pas un idéologue. Et je pense que l’Etat et les services publics ne doivent pas être condamnés à l’impuissance. Ils ont tous leur rôle dans la société moderne que je veux bâtir.

Le PS est désormais en ordre de marche derrière sa candidate. A l’UMP, vous en êtes loin
Rarement la famille politique que je préside n’a été aussi rassemblée. Je n’y considère personne comme un adversaire.

Ce qui n’empêche pas des velléités.
Ce ne sont pas des velléités, ce sont des talents. Je les prends en compte car toutes les ambitions sont légitimes.

Jacques Chirac a eu 74 ans hier. Que lui souhaitez-vous ?
D’être heureux.