Sarkozy officiellement désigné candidat UMP à la présidentielle
Lundi, janvier 15th, 2007Sur les plus de 330.000 adhérents de l’UMP, 69,06% ont pris part au vote.
Sans surprise 98,1% ont voté pour M. Sarkozy, seul en lice, les autres votant blanc.
Sur les plus de 330.000 adhérents de l’UMP, 69,06% ont pris part au vote.
Sans surprise 98,1% ont voté pour M. Sarkozy, seul en lice, les autres votant blanc.
Le président de La Droite libre Rachid Kaci a annoncé jeudi qu’il retirait sa candidature à l’investiture UMP pour se placer sous la bannière de Nicolas Sarkozy.
Au troisième et dernier forum pré-présidentiel de l’UMP qui se déroulait à Bordeaux, Rachid Kaci a lancé: “Je me place aujourd’hui sous la bannière de Nicolas Sarkozy, lequel j’en suis convaincu sera celui qui nous portera à la victoire en 2007″.
Lors du même forum Jean-Pierre Raffarin a également annoncé son soutient a Nicolas Sarkozy.
…une annonce qui est en soit un double bide:
D’une part tout le monde était déjà au courant, d’autre part, la nouvelle devait être annoncée simultanement par de nombreux quotidiens régionaux, mais le contenu de son interview a été diffusé dès 18h hier sur le site web du journal Libération.
Voici l’intégralité de l’interview:
Etes-vous candidat à l’élection présidentielle ?
Ma réponse est oui.
Pourquoi ?
C’est une décision mûrement réfléchie. A titre personnel, elle n’était pas évidente. Cette décision m’engage ; c’est le choix d’une vie. C’est une lourde responsabilité vis-à-vis des Français auxquels je demande de me faire confiance. Je me sens la force, l’énergie et l’envie de proposer une autre vision de la France. J’ai l’ambition de créer une nouvelle relation avec les Français qui repose sur deux mots : confiance et respect, confiance en la parole donnée et respect de chaque Français pris individuellement.
Quel contenu donnez-vous à cette nouvelle relation ?
Faire de la France le pays où «tout peut devenir possible». Et cela pour tout le monde, mais d’abord pour ceux qui ont connu des épreuves, se sentent fragiles ou qui pensent que «rien n’est jamais pour eux». Quand tout sera redevenu possible, quand la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour ses enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, seront des objectifs réalisables pour chacun, alors les Français retrouveront le goût de vivre ensemble. Et la nation française sera à nouveau un exemple pour le monde.
Pourquoi maintenant cette annonce de candidature ?
Je m’étais engagé auprès du président de la République à ce que 2006 soit consacré au travail gouvernemental et que la campagne ne démarre qu’en fin d’année. J’ai respecté mon engagement. Dans cette campagne je dirai tout avant afin de pouvoir tout faire après. Notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté, de vérité.
Avez-vous fixé un terme à votre présence au gouvernement ?
Il est trop tôt pour répondre parce que ma famille politique n’a pas encore décidé de me soutenir. En tout état de cause, je ne serai plus ministre au moment de l’élection: en cela je serai le premier à m’imposer cette règle contraignante.
Vous êtes en pré-campagne depuis des années. Qu’est-ce qui va changer désormais ?
Depuis des années, j’ai la même volonté de renouveler le débat public. Je vais maintenant m’adresser à tous les Français, sans exception. Je pense entre autres aux catégories de la population auxquelles nous n’avons pas assez parlé : aux fonctionnaires, aux Français les plus récents, aux femmes, aux jeunes, à ceux qui n’ont plus d’espoir. Je vais leur parler de la France et de leur avenir. J’appelle la droite républicaine et le centre à s’ouvrir aux idées nouvelles afin que tous les Français puissent se reconnaître en nous.
Votre programme sera-t-il UMP ?
Lionel Jospin avait dit, en 2002, que son programme n’était pas socialiste. L’électorat socialiste l’a «compris». Il n’a pas voté pour lui. Qu’on ne compte pas sur moi pour tenir un discours qui ne soit pas fidèle aux valeurs de la droite et du centre. J’aime mon pays, je crois aux vertus du travail, du mérite, de la récompense et de l’effort. Mais je ne suis pas un conservateur car je crois au mouvement. L’ordre n’est acceptable que s’il est en mouvement. L’ordre juste, c’est juste de l’ordre. Je veux que l’avenir redevienne une promesse et cesse
d’être une menace. Les Français attendent des raisons d’espérer. Il n’y a de fatalité que pour ceux qui renoncent. Je n’en serai jamais.
Le mot rupture fait-il encore partie du vocabulaire de Nicolas Sarkozy ?
Oui car je veux rompre avec une façon de faire de la politique. Rompre, ce n’est pas la crise. A ceux qui voudraient m’appeler à la continuité, je pose la question : êtes-vous sûrs d’être en harmonie avec les Français ? Je veux rompre avec l’idée que l’on peut travailler moins et gagner plus, qu’en accueillant tout le monde, on peut intégrer convenablement, qu’on démocratise l’enseignement en abaissant le niveau des diplômes. A mon poste de ministre, j’ai profondément changé les choses. Je veux remettre la société française en mouvement.
Ségolène Royal n’incarne-t-elle pas mieux cette rupture ?
Le PS a choisi l’immobilisme. Je veux incarner le mouvement. Dans un monde qui bouge si vite qui peut penser que l’on peut demeurer immobile. Je veux une rupture tranquille. Cela fait quatre ans et demi que je gère la sécurité de la France. Cela demande beaucoup d’expérience et de maîtrise. Je veux les mettre au service de la France.
Quelle rupture incarnez-vous par rapport à Jacques Chirac ?
On peut être fidèle à son histoire, fier de son bilan et proposer pour les cinq années à venir un autre chemin. Je souhaite un président responsable et des contre-pouvoirs plus forts. Imaginer l’avenir et l’incarner c’est désormais ma mission.
On vous dit atlantiste, communautariste et libéral…
On dit tant de choses fausses et caricaturales ! Communautariste ? C’est un message. Je n’accepte pas qu’on importe des usages et des coutumes non conformes à nos valeurs républicaines. Atlantiste ? On est d’autant plus indépendant qu’on est amis. Libéral ? Cela serait réducteur. Je crois en la liberté. Mais je ne suis pas un idéologue. Et je pense que l’Etat et les services publics ne doivent pas être condamnés à l’impuissance. Ils ont tous leur rôle dans la société moderne que je veux bâtir.
Le PS est désormais en ordre de marche derrière sa candidate. A l’UMP, vous en êtes loin
Rarement la famille politique que je préside n’a été aussi rassemblée. Je n’y considère personne comme un adversaire.
Ce qui n’empêche pas des velléités.
Ce ne sont pas des velléités, ce sont des talents. Je les prends en compte car toutes les ambitions sont légitimes.
Jacques Chirac a eu 74 ans hier. Que lui souhaitez-vous ?
D’être heureux.
Après Johnny Hallyday, c’est le rapeur Doc Gynéco qui affiche publiquement son soutient a Nicolas Sarkozy et à l’UMP dont il vient de prendre une carte d’adhérent.
Morceaux choisis de ses déclarations:
“Je suis fatigué d’être sous perfusion sociale et je ne suis pas un assisté. Nicolas Sarkozy m’a convaincu de pouvoir être autre chose. […]
“Les banlieusards, c’est des clowns. Ils sont choqués d’avoir entendu ‘racaille’ ou ‘kärcher’ quand tous les jours entre eux ils s’insultent”.
Quelque chose me dit que ses prochains disques vont se vendre un peu moins bien dans les cités…
Johnny Hallyday a fait une entrée triomphale ce matin à l’université d’été de l’UMP, où il est venu apporter son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle.
Johnny Hallyday s’est installé au premier rang pour écouter le discours de Nicolas Sarkozy.
Nouvel adhérent de l’UMP, l’ex-”idole des jeunes” ne devait pas prendre la parole devant l’université d’été.
“Les seules idées, dans le vide sidéral du discours de Mme Royal, ce sont celles qu’elle (lui) emprunte et qui prennent son électorat à rebrousse-poil”
– Nicolas Sarkozy à propos de Ségolène Royal; Le Figaro 2 septembre 2006.
A peine revenu de sa cabane au Canada, Alain Juppé brigue a nouveau la mairie de Bordeaux, un mandat pour les législatives 2007, et qu’il participera au “débat d’idées” pour les présidentielles 2007…
Bon, d’un autre coté, le PS vient de se recupérer Lionel Jospin dans les pattes, pour respecter la pluralité et l’égalité des chances entre partis, la gauche et la droite se doivent d’héberger leurs SDFs respectifs…
…du moins, c’est François Fillon (conseiller politique du président de l’UMP) qui le dit!
“Je suis prêt à prendre tous les paris (…), il n’y aura pas de candidat à droite qui puisse s’imposer face à Nicolas Sarkozy”, a pronostiqué François Fillon sur France Inter, au premier jour de l’université d’été de l’UMP à Marseille.
Qui croyait véritablement que l’ermite de l’île de Ré resterait dans dans sa retraite pour les présidentielles 2007… Suite à sa débacle de2002, dont il “assume plainement les conséquences”, le revoici sur le devant de la scene pour communiquer a tout va…
D’un coté pour faire son bilan, d’un autre coté pour lancer son “blog” en grandes pompes… Bref, si ce n’est pas un retour sur la scéne politique Française, c’est bien imité…
On notera au passage qu’à la différence de la plupart des blogs de candidats, celui-ci est fait sous le nom de domaine du Parti Socialiste.
Pour les plus curieux, voici un avant-goût:
“Je suis heureux de vous accueillir aujourd’hui sur mon blog, installé dans la plate-forme du Parti socialiste dédiée à l’expression des militants.
La période qui s’ouvre cet automne étant décisive pour la suite, je souhaite m’y exprimer et contribuer à éclairer les choix qui sont devant nous.
Comme tous les socialistes, je vais participer au débat politique, avec vous, vous faire partager mes opinions, mes positions et bien sûr, recueillir vos commentaires, vos impressions, vos sentiments
À la veille d’échéances majeures pour notre pays, ma conviction est que la responsabilité des hommes et des femmes politiques est de se prononcer sur les grands problèmes de la France et du monde, d’en exposer clairement les enjeux, de dire : voici mes idées, voici nos idées, je souhaite qu’elles aillent à votre rencontre et que nous puissions les partager.”
La suite sur le blog de Lionel Jospin…