Elle est Frêche ma polémique, elle est Frêche!
Une tragédie en quatre actes au parti socialiste:
Acte I
Il y a de cela quelques jours, Georges Frêche (Président PS de la région Langedoc-Roussillon) déclarait lors de la séance du conseil de Montpellier Agglomération, au sujet de l’équipe de France de football: “Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais, là, s’il y en a autant, c’est parce que les blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine.” (Propos rapportés dans l’édition du 16 novembre du Midi Libre).
Georges Frêche est un accoutumé de ce genre de déclaration et il s’était déjà fait remarquer il y a quelques mois en traitant les harkis de “sous-hommes”.
Acte II
Cette fois-ci, donc François Hollande fait les gros yeux et explique que de tels propos sont intolélables de la part d’un élu socialiste et qu’il saisirait la commission des conflits du parti pour décider de la sanction, voire de son éventuelle exclusion du parti.
Acte III
Le 21 novembre Georges Frêche a déclaré mardi qu’il pourrait ressortir ses dossiers consacrés à l’affaire Urba-Gracco : “Je dis ce que je pense, et ça les gêne et surtout parce que j’ai combattu Urba Conseil depuis 1980″, a-t-il dit, en référence à l’affaire de financement occulte du PS qui a valu la condamnation du trésorier du parti Henri Emmanuelli.
Dans cette affaire, “je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer”, a-t-il affirmé, soulignant qu’il a “gardé toutes (ses) archives depuis 30 ans, toutes les interventions qu’on a faites auprès de (lui)”. “Moi, je peux dire que je suis propre et sans tâche, je n’ai jamais pris un sou au contribuable nulle part”.
Tout en assurant qu’il ne dirait rien, car “l’avenir de Ségolène Royal” est “plus important que ma modeste personne”.
Acte IV
Julien Dray a la rescousse: “il semblerait que les choses ne soient pas aussi simples que celles qui ont été rapportées initialement”, tout en soulignant qu’il n’existe pas de “verbatim” de ces déclarations. “La commission nationale devra prendre en considération ces choses-là”.
Les propos ont été tenu en séance de conseil, devant tous les conseillers et (au moins) un journaliste, Georges Frêche a lui-même reconnu ces propos (sans s’en excuser), mais bizarrement depuis qu’il a menacé de ressortir ses archives, au PS on est plus très sur qu’il ait véritablement fait ce dérapage verbal… Comme quoi, il a bien fait de garder ses dossiers…
novembre 22nd, 2006 at 2:26 pm
Julien Dray mène une enquête ? Suis mort de rire… Enfin, presque. C’est pathétique ! Et il a fait une note sur son blog ?